Moungo Zone : Le nouveau défi des sœurs NGO…

Cette saison, le Youzou Elite Basketball Championship est le théâtre de retrouvailles majeures pour le club de Moungo Zone. 

NGO Gladys, l’aînée de la sororie du parquet , a rejoint ses deux cadettes sous le même maillot. Un renfort qui n'est pas seulement une affaire de famille,mais aussi  un ajustement tactique et humain qui redéfinit l'équilibre du groupe.

Cette dernière , apporte avec elle une expérience forgée au centre de formation de Douala Fire Birds, à l'Université de Douala puis chez Daniel Battiston. Sur le parquet, elle est une joueuse totale. Officiellement alignée sur les ailes au Poste 2-3, elle n’hésite pas à se sacrifier au Poste 4 pour batailler dans la raquette. 

« Mon arrivée à Moungo Zone cette saison ,est principalement motivée par la présence de mes sœurs, 
mais aussi par un besoin d’apprentissage. Je souhaite apprendre encore,et aussi enseigner,donner du peu que je connais techniquement »A t-elle déclaré…

De son côté, NGO Manuella, la deuxième, évolue au Poste 3. Pour elle, jouer aux côtés de l'aînée est un moteur autant qu'une exigence de chaque instant : « Ce n’est pas évident tous les jours. Je dois tout faire pour être à la hauteur et ne pas décevoir ma sœur aînée qui joue très bien au basket-ball ,et être un exemple pour ma petite sœur sans être trop dure avec elle. » 

La deuxième du nom reste toujours animée par une recherche constante et équilibrée entre l'héritage familial et son propre jeu : 

« Quand nous sommes sur le terrain, il est important que je sois moi-même, je fais tout pour jouer mon basket-ball et laisser ma personnalité ressortir. Il n'y a pas de concurrence entre nous, juste une affirmation individuelle. »

Pour la dernière, NGO Lagloire, également au Poste 3, l'apprentissage se fait sous une double protection, ce qui n'exclut pas une certaine introspection : 

« Honnêtement c’est beaucoup de pression,pour moi de jouer avec mes sœurs parce que j’ai parfois l’impression de les gêner et de ne pas être à la hauteur. Ça c’est dans ma tête bien sûr, mais ça ne m’empêche pas de jouer mon basket  parce qu'elles me soutiennent très bien. » 

En dehors des parquets, elle mène un autre combat, celui de la rigueur académique, fidèle à l'éducation transmise par leur maman dès leurs débuts : 

« Jongler entre l’école et le basket ce n’est pas facile mais ce n’est pas difficile non plus. Il suffit de bien s’organiser et de privilégier l’utile. »

Réunir ces trajectoires constitue le défi quotidien de Moungo Zone. Entre l'exigence de la haute compétition et la solidarité du sang, les sœurs NGO transforment leurs doutes et leur stress en une force collective. Cette union tardive en club complète enfin le puzzle,et fait de leur sororité l'un des atouts majeurs de Moungo Zone .

Tina Andjongo