Douala International Film Festival : Fin du premier épisode.

18 mai 2026 - 15:13

Le rideau s'est refermé sur la scène du Douala International Film Festival. Après plusieurs jours consacrés au cinéma africain et international, le festival a marqué un point le 16 mai 2026 au Cinéma Eden, dans une ambiance d'émotion, célébration et passion du 7e art.

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La cérémonie de clôture, organisée dans la mythique salle du cinéma Eden à Douala, a marqué la fin d’une semaine de projections, de rencontres professionnelles et d’échanges culturels autour des images et des récits africains. Point culminant de la soirée, la remise des prix récompensant plusieurs œuvres et talents ayant marqué cette édition. Parmi les bénéficiaires la Guadeloupe pays à l'honneur repart avec la recompense du meilleur court métrage documentaire avec la séquence Ankraj. «Je suis très honoré d’avoir reçu ce prix du court-métrage documentaire. Cette invitation était très spéciale pour nous, et nous sommes convaincus de ce que la Guadeloupe représente. C’est donc avec beaucoup de plaisir que nous avons répondu favorablement à cette invitation. Ce prix symbolise également l’amitié entre le Cameroun et la Guadeloupe. »  s'exprime la réalisatrice Maryse Isimat - Mirin.

Au total plus de 12 trophée ont été distribué. Pour la Reine Bakoko Mme Madiba Songue, c'est une belle expérience :  « Pour une première expérience, nous sommes satisfaits. Nous avons travaillé durant des jours et des heures pour sélectionner les films. Nous avons découvert des œuvres magnifiques, authentiques et porteuses de sens.
Cette année, le festival met particulièrement l’accent sur la culture. À travers notre démarche, nous voulons raconter des histoires, transmettre des mémoires et parler aussi de ceux que l’on oublie parfois. »

La cérémonie a débuté à 20h30, par des projections et la remise d'un prix symboliquement au premier réalisateur Camerounais Dikongue Pipah, le realisateur du court métrage Muna Mouto sortie 1965. Placée sous le signe de la diversité des regards et de la valorisation des récits africains contemporains, cette 1ère édition du DIFF a permis de faire du cinéma africain un espace de mémoire, de création et de dialogue avec le monde.

Entre projections de films, masterclass, rencontres professionnelles et discussions sur les enjeux de l’audiovisuel africain, le festival a transformé Douala en véritable carrefour culturel.
À travers cette édition, les organisateurs ont voulu rappeler que le cinéma africain ne se limite plus à raconter l’Afrique. Il participe désormais à façonner les imaginaires mondiaux. Une ambition résumée par le slogan du festival : « L’Afrique se regarde. L’Afrique se raconte. L’Afrique se filme. »
Au-delà des récompenses et des projections, le DIFF confirme surtout l’émergence progressive de Douala comme l’un des nouveaux espaces de rencontre des industries culturelles et cinématographiques en Afrique centrale.


Martin Luther PII (Stg)

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